risto

Ce fut long. Oui, il fut long ce temps des adieux.

Chaque journée gagnée fut pour nous encore un peu de bonheur, de câlins, de chaleur. Je veux croire que pour toi ce ne fut pas qu'un douloureux calvaire. 

Quand ton petit corps poilu s'est affaisé hier pendant la promenade, mon coeur s'est déchiré ! Que faisions nous ?! Que faisions nous à notre chien adoré ? Ce que je n'admettrais en aucun cas que l'on me fasse !!!

Celle qui a dans son sac sa carte de militante pour le droit de mourir dans la dignité n'arrivait pas à prendre la décision de mettre fin aux douleurs de son compagnon poilu !

Alors, après avoir réussi à te convaincre de te remettre sur tes pattes car tu étais bien trop lourd pour que je te porte (mais j'ai essayé, tu sais), nous sommes rentrés à tout petits pas, courageux petit père. J'ai composé le numéro du vétérinaire et j'ai dit :"il n'en peut plus de douleurs". Il m'a dit "amenez-le"

Tu t'es endormi dans mes bras, grosse boule poilue, chaude, douce, apaisée, tu avais l'air si vivant, si doux.

Tu fus un excellent chien, sage, câlin, attaché et attachant. Tu nous avais choisis, il y a 8 ans. J'espère qu'on a été à la hauteur. On a fait de notre mieux.  En tous cas on a été très heureux tous les trois.

Je te remercie pour ces années de bonheur et d'amour inconditionnel. Tu es peut être quelque part, peut être nulle part ailleurs. En tous cas tu es dans nos coeurs... 

Dans la maison, tu es encore partout. Si il y a  un paradis des chiens tu y es forcément, avec Myrtille, Dolby, Roublard, et ce pauvre Rudy de mon enfance.

Plus je vieillis plus j'aime les chiens. Eux ne m'ont jamais déçue, jamais trahie, jamais abandonnée.

Au revoir Risto, petit poilu noir....