Source: Flickr

Vous êtes, au maximum, une centaine à me lire. Triés sur le volet de la confiance. Parfois, je me prends à rêver de statistiques meilleures, comme avant... Mais j'ai verrouillé ce blog au maximum car je crains la malveillance plus que tout.

J'ai encore eu la preuve, sur FB il y a peu, que quelques mots que je pensais simplement amusants, pouvaient être mal interprétés par un lecteur manquant de finesse et d'intelligence. Je ne veux pas ici, être aussi à la merci de ce genre d'individus. J'ai déjà payé par le passé. Sur FB, c'est simple de supprimer quelqu'un de ses lecteurs, ou même simplement de réduire ses accès sans le vexer trop (tu restes mon ami, mais...). D'ailleurs, j'ai pris beaucoup de distance avec FB aussi, côté vie privée, mais j'aime y relayer des pages un peu politiques ou new ages auxquelles je suis abonnée et les partager avec mes amis, tous commes les photos de paysages qui m'émeuvent ou les restos pas céto où je me laisse aller :-) . 

Quand le doute s'instille sur un blog, il faut changer d'hébergeur, prévenir ses contacts mais attention pas celui qui est soupçonné (et comment l'identifier si c'est un lecteur sous-marin...), enfin bref, c'est très compliqué et frustrant. A moins de connaitre son adresse IP, mais alors là... 

Alors je préfère continuer comme ça, non référencement Google, et partage au compte-gouttes des coordonnées de ce blog. 

Internet nous a ouvert la liberté d'expression, mais elle peut se refermer sur nous comme un piège... Je ne suis pas certaine que dans mes lecteurs ne se sont pas glissées quelques personnes qui pourraient un jour se saisir de mes écrits contre moi, une nouvelle fois. Je ne suis pas certaine que tous les gens qui me lisent et me connaissent dans la vraie vie soient capables de faire la part des choses, d'accepter qu'ici ce soit mon exhutoire, mon confessionnal, ma bouée de sauvetage au milieu d'un univers où je vis mal... Je sais que ce blog peut devenir une arme contre moi entre les mains d'une personne souhaitant me nuire. Ce blog est très personnel, c'est vraiment ma thérapie, j'y confie souvent des choses que j'ai absolument besoin d'évacuer, sous peine de couler à pic. Je pose les choses là, et je continue ma route sereinement, et avec le sourire. Même quand je me plains, d'une situation, ou d'une personne, ce n'est que le fruit de ma réflexion, et cela me permet de supporter la situation, de voir clair, de minimiser les choses dans le réel. 

Il y a une différence énorme entre qui je suis ici, et ce que je peux avoir l'air d'être au quotidien. Qui me lit ici, connait mes défauts, mes qualités, mes arrières pensées. A la ville, comme tout un chacun j'ai une image un tantinet plus lisse (un tantinet seulement), je rentre un peu plus dans le moule, j'apparaît forte et rigolotte... Ce que je ne suis pas...

Je ne suis pas forte et j'ai rarement envie de rigoler. Je m'efforce surtout de ne pas me prendre au sérieux et c'est souvent l'auto-dérision que je pratique ainsi que le second degré. Grave erreur, le second degré n'est plus compris ni accepté en ce siècle bénit... J'ai souvent envie de hurler intérieurement, ou de me mettre en boule dans un coin, mais je sors une vanne à la place pour pouvoir continuer à avancer.

Tout ça pour dire qu'on va continuer comme ça, à rester entre nous. Vous pouvez partager ce blog bien sûr, mais pensez toujours que vous pouvez me mettre en danger, donc soyez prudent... Comme j'essaie de l'être... Enfin, je dis ça, je me confie beaucoup trop facilement, je ne suis pas encore vaccinée contre la méchanceté, et quand je donne mon amitié je la donne totalement. Sans conditions. A la vie, à la mort. Je m'aperçois que je suis bien la seule à placer l'amitié sur ce plan de loyauté... Je n'ai jamais tenu à avoir des amis, j'ai accepté d'en avoir depuis quelques années, je suis assez déçue en fait. Mes meilleurs amis restent mes livres et mon mari. 

Et pour être plus gaie, je vous mets les photos de notre sortie d'aujourd'hui, la dernière. Demain, nous nous acheminerons vers nos pénates parisiennes. Retour en enfer.

Chaque minute ici fut délicieuse. Nous nous y sentons de mieux en mieux. Par contre ma copine fibro ne m'a pas laissée tranquille un instant, mais j'ai fait comme si je ne la voyais pas... Du coup, ce n'est clairement pas lié au stress du boulot. Je reste persuadée qu'il y a une  cause physique. A mon retour je vais m'offrir une petite séance de shiatsu. Voilà ce qui me donne envie de rentrer... Une bonne séance de shiatsu...

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