reprise-travail

Arrêt de travail terminé. Petits congés de Noël finis. Demain il faut y retourner.

Il y a des gens qui ont besoin de cette vie sociale qu'offre le travail... Moi non. 

J'ai été femme au foyer de longues années et ça m'allait. Tant qu'à être esclave, je préfère être esclave de mes enfants que d'un patron ou de clients mal aimables...

Franchement moi, passer ma journée vêtue confortablement à cuisiner, à lire ou à écrire, j'adore. Avoir du temps pour prendre le temps... Quel luxe... 

Dans mes années à la maison, le travail ne m'a jamais manqué, c'est plutôt la reconnaissance sociale du statut qui m'a manqué, et puis, surtout, l'argent... Être à la maison avec un peu de moyens, ça fait toute la différence... Pouvoir partir en vacances, faire des activités sportives, courir les marchés de petits producteurs... 

Ces années galères avec un seul salaire, un crédit immobilier et des travaux à financer, m'ont appris à relativiser, à être inventive, créative, à me concentrer sur l'essentiel. Je ne regrette rien, et je suis prête à connaître à nouveau la même précarité, ça ne me fait pas peur... C'est d'ailleurs ce que fait Monsieur EX. Il est complètement décroissant, et cela étonne tout le monde. Son impact écologique est proche de zéro, c'est sur. Il préfère aider ses enfants et vivre comme un petit oiseau. Il est heureux. C'est son choix.

Bref, demain il faut que j'y retourne. Je n'ai clairement pas envie. Mes douleurs s'étaient effacées depuis la dernière séance de shiatsu (une séance exceptionnelle, grandiose !), mais, est ce l'angoisse de la reprise ou la fatigue des deux jours de fête, elles sont revenues. Moins fortes, sur une échelle de 0 à 10 elles étaient bien à 8.5 il y a 15 jours, elles sont plutôt vers 4... Un progrès réel et un meilleur confort de vie...

J'ai pris la résolution d'aller marcher le midi au lieu d'aller au réfectoire avec ma gamelle. Ce n'est pas que le quartier soit très champêtre mais marcher vide la tête et détend, et puis prendre l'air, profiter du soleil quand il y en a... Ce réfectoire est l'anti-chambre des commérages. On s'y lâche parfois, puisque c'est théoriquement un lieu de détente mais finalement on se sert contre toi de ce qu'on y a entendu... Et puis, on y parle boulot et ce n'est pas le meilleur moyen de faire un break... Donc je vais faire ma sauvage... Cela va impliquer une sacrée gestion de mon alimentation du coup, car il faudra manger en marchant... Ou bien c'est le moment de faire le jeune 16/8 et sauter le déjeuner... Je vais voir.

Niveau régime je n'ai pas du tout assuré. J'aurais pu. Il y avait moyen de faire un réveillon Céto sans que personne ne s'en aperçoive réellement (sauf ma belle fille qui est une plaie à nourrir). Mais je ne l'ai pas fait. J'avais envie de régaler tout le monde et surtout de me régaler.

Résultat, je suis surtout déréglée, et les fringales et envies de sucre sont revenues. Il va falloir faire des semaines très rigoureuses et strictes pour remettre mon organisme d'aplomb (la liste verte de Tim Noakes), bon il y a encore le réveillon du 31 donc liste verte à partir du 2 janvier... Pour le moment je vais juste décélérer...  Le pire c'est que j'ai grillé ma cétose et au final ça ne m'a pas apporté un plaisir infini... Donc le jeu n'en vaut pas la chandelle...

Chaque fois que j'ai fait un écart à ma nouvelle hygiène de vie, même en essayant de sélectionner les écarts pour de très très bonnes choses, j'ai été déçue, et surtout le malaise et la culpabilité font de l'écart idéalisé, une incartade sans intérêt...

Je me dis toujours on ne m'y reprendra plus... Mais j'ai déjà programmé un petit goûter à Paris avec petits achats à la patisserie de Cyril Lignac... Tant qu'à faire un écart, tentons le très très bon... Je vous dirais si ça valait le coup.