Je m'en doutais un peu. Toutes ces douleurs que rien ne calment... Cette fatigue. Ces pertes de mémoires... J'aurai préféré un truc grave, un truc qu'on soigne ou pas, qui perd gagne... Non. C'est une fibromyalgie. Cette maladie qui n'en est pas une et n'a pas de traitement. Celle dont on ignore la cause et de ce fait on veut vous envoyer chez le psy... 

J'avais décidé de me battre toute seule, mais ces derniers temps c'était vraiment épuisant. Douleurs permanentes. J'étais prostrée les 3/4 du temps et centrée sur ma douleur... Alors j'ai revu le médecin, le diagnostic est posé et elle m'a donné LE traitement à la mode : Un anti-dépresseur très puissant, avec des milliers d'effets secondaires (comment peut il soigner en risquant de te rendre tellement malade ?). Le premier soir où je l'ai pris, j'ai cru mourir. Depuis j'ai surtout des moments nauséeux, la tête qui tourne et je dors 15 heures par jour au moins... Donc ça va, hein ?

Bien sûr, je suis arrêtée quelques jours, juste le temps de m'habituer à cette chimie. Mais je n'ai pas l'intention de m'installer avec ce truc durablement, même si je dois le reconnaitre, j'ai moins mal depuis 3 jours. Je sais par expérience que les antidépresseurs ne me réussissent pas. La dernière fois que j'en ai pris j'attaquais les gens dans la rue, imaginez vous ce que ça pourrait donner à l'accueil !

Finalement j'ai réussi à faire le sapin, et le village de Noël. J'ai mis deux jours, c'est dire mon état..

Pour aller mieux il faudrait que je fasse du sport disent-ils sur les sites bien informés. Haaaaaa, tu as mal partout mais rajoutes en une couche... J'ai du mal à suivre ma ligne cétogène, besoin de réconfort... Que l'on me dise encore :"vieillir c'est dans la tête" ! Ma tête va bien ! Ma tête a vingt ans. J'ai des envies, des projets, des illusions encore... Mais mon corps me rappelle à chaque instant que je vieillis, et m'avance vers l'inexorable. Et tant mieux... 

"Mourir insignifiant au fond d'une tisane, entre un médicament, et un fruit qui se fane ou alors, mourircouvert d'honneur, et ruisselant d'argent, asphyxié sous les fleurs, mourir en monument, mourir celan'est rien, mourir la belle affaire, mais vieillir... ô vieillir..."