Je ne suis même pas sûre d'avancer vers la lumière.
Il y a des jours d'ailleurs où je ne tiens même plus debout, je n'arrive plus à faire semblant.
Ce week-end j'ai tout donné, j'ai reçu et été reçue.
Depuis je suis vidée, je reste au lit, je ne lis pas, ne mets pas la télé, ne réponds pas au téléphone, ne me lave pas. Tout à l'heure je vais enfiler un jean sale pour sortir le chien, il le faut bien. Mais ce sera une épreuve, surtout si je croise des gens qui veulent me parler.
Hier un mail de la psy, la direction ne lâche rien, le médecin du travail a trahi le secret, on insinue, on tergiverse, on m'amoindrit... Et toujours bien sûr en me niant, je n'ai aucun écrit, aucune vraie proposition, rien de tangible, de définitif. Au bout du tunnel un miroir aux alouettes, pour mieux m'abattre.
Il est des amis qui me disent, tu as perdu, accepte le.
Je sais que j'ai perdu, je savais que je perdrais dès que j'ai constaté à quel point le syndicat me laissait seule au milieu de la mer. Reste que je veux qu'ils me mettent leurs propositions noir sur blanc. C'est mon ultime exigence.
La maison de la souffrance au travail ne m'a pas été d'un grand secours finalement. Ni de très bon conseil. D'un bout à l'autre j'aurais mené cette bataille seule, épaulée par mon mari et mes amis fidèles.

Par contre la visite chez la magnetiseuse m'a fait un bien fou à mon arthrose, je suis étonnée, je n'y croyais pas, mais ma nuque et mes mains me laissent tranquille ! (son site :au soin des maux)

Je n'ai plus envie d'aller en Bretagne. Je n'ai plus envie de lire. Je n'ai plus envie de regarder la télé. Je reste dans le silence, le cerveau vide. Je ne pense même plus. Je n'ai même plus envie de mourir,juste celle de ne plus exister, de n'avoir jamais existé...

La vie m'a toujours semblee trop compliquée, je me souviens, quand j'étais petite et qu 'on allait au bac à sable du bois de Vincennes, je revenais me jeter dans les bras de ma mère en criant : " Mais pourquoi je suis née !!! Elle n'est pas mignonne la vie !!!"

Aujourd'hui je peux le confirmer à la petite fille que j'étais : La vie n'est pas mignonne. Elle est moche. Souvent même c'est une pute.